
TOURNAGE
Appel à mobilisation de figurants
La nuit du 1 au 2 octobre 2005 de 19H00 à 7H00 Place Sainte Marthe, Paris Xéme, M° Belleville
Renseignement sur http://www.nicolasboone.net ou au 06 63 42 90 85
"LA NUIT BLANCHE DES MORTS VIVANTS" a réveillé les monstres : des stars cinématographiques du Père Lachaise sont descendues dans le quartier Sainte Marthe pour célébrer un cinéma archi mort. Après maintes tentatives de réanimation, insurrection digne d’une séance de cinéma bis, (parties de bras en l’aire, jusqu’à 7h00 dimanche) les morts vivants ivres morts sont retournés déchirer leurs corps sur les grilles de leur cimetière branché !

La Nuit Blanche des morts-vivants
Un mort-vivant ne dort jamais.
L’équipe de techniciens : bleu de travail marqué dans le dos SECURITE (une vingtaine)
+ Imper chapeau pour les meneurs de foule (une vingtaine)
Des impers/chapeaux sont disponibles pour les spectateurs qui souhaiteraient participer activement.
19H00.CRIS. des morts vivants équipés d’imper & chapeau & lunette de soleil, courent du haut vers le bas de la place en criant ! la scène est refaite plusieurs fois. Dont une en silence, une fois avec le son des zombies de PORTAIL, une foie au ralenti.
19H30. VELO. La pente de la rue Sainte-Marthe est l’occasion d’une course de côte. Des vrais cyclistes (des grands-pères) en combinaison et maillot Smirnoff, Marlboro s’engagent dans la côte, commentaire du Tour de France. Paris devient un village. Les commentaires gagnent en intensité quand arrive le moment du sprint.
20H00. MANEGE. Des personnes tournent autour de la place. Ils font la figure du manège.
(Manège Tati dans Playtime)
Leur faire lever les bras, puis le manège tourne en marche arrière.
Puis faire exploser le cercle.
Des morts-vivants se déplacent sur la place, toute la foule est MORT-VIVANT.
20H30. DEUX- ROUES. Rassemblement de deux-roues motorisés (scooters, motos, mobylette ….) et de blousons noirs. Tous les moteurs sont allumés et chauffent. Un boucan d’enfer règne sur la place. Les motards klaxonnent. Des bruits de moteurs sont diffusés sur la place par la sono.
21H00. DISCOURS. Discours de M. le ministre de la Sécurité, il est entouré de vigiles.
Prononcé depuis la scène au centre de la place. (Maurice)
Chers concitoyens
C’est avec une immense joie que nous avons accueillis en juillet dernier la décision du CIO d’attribuer les Jeux Olympiques de 2012 à Londres car malgré l’incroyable symbole et dynamique que peut représenter les Jeux pour une ville, ils posent néanmoins d’énormes problèmes de SÉCURITÉ. Nous n’avons pû, hélas, obtenir l’annulation de prochains rassemblements sportifs et culturels posant eux aussi d’énormes problèmes de sÉcuritÉ. Nous y travaillons. D’ailleurs en vous parlant ici maintenant nous sommes d’emblée confrontés à d’insolubles problèmes de SÉCURITÉ. La sécurité est partout, tout le temps.
Nous travaillons actuellement sur un nouveau projet : le tout SÉCURITÉ. Une sorte d’habitation cocon totalement domotisée. Certains de nos détracteurs nous traitent de fascistes voulant cultiver les humains mais nous ne pouvons ignorer la demande sans cesse croissante de SÉCURITÉ de nos concitoyens. Ces cocons permettront une externalisation parfaite des problèmes de SÉCURITÉ. Le tout SÉCURITÉ.
En attendant l’arrivée de ces cocons nous renforçons évidemment la présence de policiers « inexpérimentés » (lapsus) expérimentés sur des zones sensibles. La SÉCURITÉ ça doit se voir. La présence anormale de morts-vivants et leur abracadabrantesque croissance ne fait que décupler les problèmes de SÉCURITÉ. Les nuits noires se transformant en nuits blanches l’insécurité en SÉCURITÉ.
Soyez sur, cher concitoyens que les problèmes de SÉCURITÉ sont au cœur de nos actions. Je reviendrais vous voir dans 58 jours pour faire un nouveau point sur la SÉCURITÉ et répondrait devant vous de nos dernières actions.
La SÉCURITÉ pour tous, la SÉCURITÉ par tous, LA SÉCURITÉ ou le déluge.
21H30. FOUILLE . Scène de fouille : 40 vigies fouillent tout le monde, ou demander à chacun de fouiller son voisin, puis le voisin le fouille. Si les spectateurs refusent, les mettre de coté, un groupe à part. NB avec assistant organise cette scène. Il place les caméra et fait répéter les gens.
« Nous vous prions de présenter vos sacs ouverts à nos agents de sécurité, de vous laisser fouiller les uns les autres et de nous signaler tout colis suspects. » (mag)
22H00. ARMEE. Diviser la foule en carré comme une armée romaine. M. & Mme se déplacent dans les allées suivis par une steadcam. Son de roulement de tambour.
22H30. HELICOPTERE. Faire vider la place, étendre des rubans
Bruit d’hélicoptère, à l’atterrissage + une voix off s’adresse à la foule qui regarde le ciel :
« Mesdames, Messieurs, contenu de la réception d’information sur le réseau téléphonique satellitaire, nous vous prions de bien vouloir quitter la place Sainte-Marthe au plus vite pendant 15 minutes.»
« Dispersez vous ! Cette manifestation cinématographique est interdite par la lois, elle constitue une infraction. C’est une infraction à la législation sécuritaire : vous êtes tous passible de poursuite. Dispersez vous ! »
23H00. CHIENS. Rassemblement des chiens du quartier avec leurs propriétaires. Diffuser des bruits des aboiements de chiens. Les morts-vivants font les chiens, se mangent entre eux.
23H30. COMPTAGE. Compter la foule : diviser la place en 2 par une barrière de rubans : plusieurs vigies font passer chaque individu d’un côté à l’autre en les comptant. M&M les comptent leur nombre à voix haute, au micro.
00H00. RING (éclairé par une boule lumineuse). Des boxeurs Thaïs se battent, deux femmes se battent : Emily & Manon.
00H30. CRASH. Un animateur avec micro sans fil parle à la foule située derrière des rubans « travaux » accrochés aux arbres. Il parle comme dans Crash : il rejoue la scène de Crash. Dans la voiture accidentée, des zombies recouverts de ketchup sortent en rampant par terre. Il commente la situation, il fait un exposé sur les accidents des années précédentes dus à un manque de sécurité. Sur le centre de la place, une carcasse de voiture.
Le type a un accent autrichien. C’est Alfred Vaughan. Il parle non-stop pendant vingt minutes.
01H00. CARESSE. Voiture achetée à la casse. Personnes tout autour (Crash de Ballard) qui caressent la carcasse comme s’il s’agissait d’un corps. Les vigies en bleu de travail surveillent tout autour. Maurice et Manon sont sur le toit du véhicule : il hurle dans un micro.
01H30. DISCOURS. Pour une autre sécurité (Manon)
Communication de Manon
A l’heure où je vous parle, le succès de la 4éme Nuit Blanche est garanti. Des centaines de cimetières parisiens, de la région parisienne, de la France, et enfin, du monde entier se déplacent dans les rues de Paris.
D’ores et déjà, 3 idées fortes se dégagent de cette nuit sans sommeil.
Premier constat : la participation de morts vivants progressent de plus de 90 000 par rapport à l’an dernier.
Alors que pour l’année dernière, plus de 40 % des résidants des cimetières de la capital s’était déplacés dans les rues, la participation s'élève à environ 80 %. Cette mobilisation civique marque clairement l’intérêt des morts vivants pour la vie nocturne de notre pays et nous devons nous réjouir de ce nouveau climat de sécurité.
Deuxième constat : Le reflux des morts enregistrés à l’issue du début de soirée n’a pas été enrayé. Les morts enregistrent une présence qui lui donne majorité que sur 10 cimetières.
Troisième constat : la majorité des vivants dorment. Dans les arrondissements où les vivants restaient en lice, ils dorment à 95% contre 80 % pour la nuit blanche 2004.
Ils appartient à la majorité des morts vivants de tirer les conséquences d'une nuit qui pour être blanche n'en a pas moins une dimension politique. Alors que l’aube arrive, la sécurité est dans le camp des morts vivants !
02H00. CONCERT. Maurice (torse nu sous un imper) hurle TECH-NO, GIRLS, DEATH, CINEMA, NO STORY, KETCHUP, BLUD, ZOMBIE, SECURITE en duo avec Manon, les zombies font les chœurs.
50 zombies montent sur scène ! Ils chantent ! Répétition…….. Ils touchent les visages de M & M, font les gogols. La sécurité est présente sur scène.
On refait différemment ! Faire intervenir le public ! Solo trompette de Sarah, d’autres cuivres par Loreto.
La chanson commence très calme et finit dans un brouhaha infernal.
Les vigies circulent sur toute la place.
02H30. JUNGLE. Un 4x4 est sur la place et des individus l’encerclent avec des branches de palmiers. Reconstitution d’une jungle! Des gars font les singes dans les arbres.
Un grand ventilateur fait du vent, fait bouger les feuilles en plastique, diffuse la fumée (brouillard). Diffusion sonore d’une ambiance jungle. Location d’un 4x4 avec fixe toit.
03H00. DANCE FLOOR. +++ Faire danser toute la place avec de la techno entraînante (+cuivre)
03H30. MANIF. Une procession sort du porche N°32 avec des banderoles, M. et Mme sont en tête. Elle revendique, comme dans une manif, un objet précis : la sécurité.
L’Édition spéciale du parisien est brandie : SECURITE. En tête, un musicien donne des coups de grosse caisse (ou des roulements de tambour). La procession de retour à la place s’empare des armes, prend la place en état de siège. Une seule chose : la sécurité.
Le mot SÉCURITE apparaît sur les bleus de travail sur des panneaux de manif.
Distribution de tracts
NE NOUS SECURISEZ JAMAIS,
SECURISES TOI SANS ENTRAVE,
LIBERONS LA SECURITE
LA SECURITE DANS LES CERCUEILS
SECURISES TOI TOI-MEME
LET’S BE A ZOMBIE
04H00. APPEL. Faire l’appel : qui est là ? Établir une liste de personnes présentes, M & M les appelle ! Ils viennent des quatre coins de la place, en marchant lentement et regardant leurs pieds, ils entrent dan un carré de chaîne tenu par 4 bleus.
04H30. PROPRETE. Se procurer des balais de rue, nettoyer le sol, jet d’eau.
La foule balaye la place, un type en bleu lave au carsher.
05H00. SOUPE populaire. Préparer une soupe dans une grande gamelle, trois personnes servent les gobelets des gens qui attendent.
05H30. BRONZAGE. Les Morts-vivants bronzent sous le ballon lumineux avec des lunettes de soleil. Ils sont allongés sur des cartons.
(un mort-vivant sans lunettes de soleil est un homme torturé). Odeur de pain grillé. Faire brûler du pain dans des grille-pains. JB mixe des discours politiques sur la sécurité.
06H00. Alfred fait un bilan de la de la nuit blanche de la sécurité.
L’organisation par la Mairie de Paris, de la Nuit Blanche des morts vivant, du samedi 1er au dimanche 2 octobre, a conduit la Préfecture de Police à mettre en place un dispositif de sécurité et de circulation spécifique pour garantir le bon déroulement des animations sur la voie publique.
D’abord, ce dispositif couvre l’ensemble de la Capitale, en tenant compte de l’affluence plus particulière que connaîtront les périmètres des cimetières qui feront l’objet d’une présence policière renforcée. Il en ira de même des secteurs les plus morbides de la Capitale.
Dans les autres quartiers de Paris, la mobilisation des commissariats sera portée à son niveau le plus élevé : services de voie publique des arrondissements, patrouilles de policiers en tenue, Brigade Anti-Criminalité en civil.
Au total, plus de 2300 fonctionnaires, dont 2100 policiers de la Préfecture de Police (Direction de la Police Urbaine de Proximité, Direction de l’Ordre Public et de la Circulation, Direction des Renseignements Généraux et Direction de la Police Judiciaire) et 200 fonctionnaires de la Réserve Nationale (CRS et gendarmes mobiles), contribuent directement à la sécurité de l’événement tout au long de la nuit.
Compte tenu de la forte affluence des morts vivants dans les transports en commun, la Préfecture de Police mobilise tous les effectifs du Service Régional de la Police des Transports sur l’ensemble du réseau ferré francilien avec le renfort d’un escadron de gendarmes mobiles.
Par ailleurs, des initiatives de morts vivants dont la Ville n’a pas forcément connaissance
pourraient s’associer à l’événement : elles n’auront pas le label Nuit Blanche , chaque
organisateur sera responsable de la sécurité de son site et devra respecter la
réglementation qui lui est applicable de manière habituelle.
La protection rapprochée du Maire de Paris a été renforcée. Elle sera assurée par des
policiers du SPHP mis à sa disposition et des ISVP qui constituent le groupe
d’intervention.
Enfin, une cellule spécifique de communication » sera également mise en place à
l’Hôtel de Ville. Elle coordonnera les moyens de communication à destination au morts vivants et sera en mesure d’adresser des messages de circonstance par voie de presse, via ses correspondants des radios nationales et locales émettant à Paris, ou au moyen des panneaux lumineux ou enfin du pool d’information téléphonique
« Paris Info Mairie » activé pendant la nuit.
Par rapport à l’an dernier, la manifestation a pris de l’ampleur.
En 2004, la DPP avait protégé 50 sites avec 527 agents de sécurité privés et 432 ISVP dont 50 à l’Hôtel de Ville. Pour 2005, elle engage le maximum de ses forces.
06H30. BATTERIE. Un batteur joue en play-back. Une projection cinéma (grattage de pellicule) lui est projetée dessus. Une batterie joue devant l’écran contre un ordi (NB).. Manon hurle (chanson punk).
LE PARISIEN édition spéciale : une dizaine de vendeurs distribue le quotidien à plusieurs reprises pendant la nuit. (une fois par heure)
Une bande son fait la promotion du journal et hurle ses titres sécuritaires.
FORMAT A1
Vente du Journal
PARISIEN, spécial tournage sous surveillance vidéo,
demandez le PARISEN,
lundi 3 octobre 2005, demandez le PARISIEN,
LA NUIT BLANCHE DES MORTS VIVANTS à réveillé les monstres place Sainte Marthe
demandez le PARISIEN,
chirurgie esthétique
faites vous un visage qui cache la mort !
- Toutes les heures, la voie de loreto est diffusée : une liste estimable des différents agents de la sécurité présents ce soir à Paris.
+ de 35 000 caméras
3300 fonctionnaires
dont
3100 policiers de la Préfecture de Police
400 agents de la société ESA Risques Urbains titulaire du marché « Nuit Blanche »
219 inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris
213 accompagnateurs à disposition de la RATP
300 fonctionnaires de la Réserve Nationale (CRS et gendarmes mobiles)
Renforcement de la protection rapproché du Maire de Paris
-Des messages audio sont régulièrement diffusés sur la place (toutes les 20 minutes)
« Le tournage du film « La Nuit Blanche des Morts-vivants » vous accueille sur son plateau et décrète que par votre présence ici, vous perdez tout droit sur votre image durant la nuit du 01 Octobre 19H00 au 2 Octobre 7h00. »
«La foule représente ici le résultat d’une société sous l’emprise sécuritaire : une meute de Morts-Vivants dérivant au sein de l’entreprise culturelle de la Nuit Blanche»
« Nous vous prions de bien vouloir éteindre vos téléphones cellulaires et de débrancher leurs batteries : l’équipe de réalisation craint un complot anti-cinéma ».
THEME du tournage puis du DVD aléatoire
Sur le modèle du journal du 20 heures, film catastrophe : morts-vivants, accident, ketchup, auto génération : le cinéma en boucle : toujours les mêmes scènes
Film de quartier,
La sécurité rationalise
L’aléatoire, c’est le doute : retrouver dans le montage la rigueur de la sécurité : toutes les X plages un message se déclenche sur fond noir avec sous-titres anglais.
Polaroid : des agents de sécurité en action
Six caméras :
Une caméra DV sur grue au centre de la place (une machine film).
Une caméra DV portrait robot : plan américain (j’ai 30 ans je m’appelle Paul Martin), steady cam pour certaines scènes, plongée sur la place, de différentes fenêtres donnant sur la place
Une caméra DV touriste.
Une webcam fixée sur pied (plongée) connectée à l’ordinateur de Marc (film toute la nuit non stop)
Un appareil photo filme en pano parmi la foule























