>>>avant première

>>>FLYER

fly portail

>>>>synopsis

Des individus accompagnés d'infirmiers en blouses blanches déambulent dans la cour d'un hôpital psychiatrique. Ils construisent un chemin de fer devant la bâtisse qui ressemble alors plus à une gare. Puis, enchaînés, ils tournent autour de deux gardiens en imper-chapeau. Devant une autre façade du bâtiment, ils courent sur la pelouse d'un château du XVe siècle, et sont abattus les uns après les autres comme des pigeons. Les cadavres sont ramassés mais se remettent à gesticuler : des morts-vivants, dont l'identité change sans cesse, perdus dans le labyrinthe d'un château.

>>>Scenario

PORTAIL

Scénario

SAMEDI 4 JUIN

10h00

* TICKET

Devant la cour, juste avant le portail, une table ou une personne assise portant une casquette noire de contrôleur demande les tickets. L'inscription TICKET se trouve sur une planche au-dessus de lui. La foule fait la queue et chuchote. Chacun à son tour achète un ticket : on lui donne des lunettes de soleil et il entre dans la cour du château. Chacun paye un euro. Au compte goute, les figurants entrent.

10h30

* VISITE

Un guide, M Jonet, fait le discours d'introduction à la visite du château dans la cour. La foule lui fait face; certains prennent des notes, d'autres chuchotent.

11h00

* PRISON

Les figurants sont enchaînés par le cou et tournent dans la cour d'honneur comme des esclaves. M et M sont au milieu : ils comptent jusqu'à 200. A tour de rôle, ils prononcent les chiffres. La chaîne a déjà des boucles pour passer les têtes. Le cercle fait par les figurants est parfait dans la cour carrée.

11h30

* FOUET

Séance de flagellation. M et M sont au milieu d'un cercle la foule les entoure comme si elle voulait les bouffer. M et M se défendent avec un fouet. Le cercle se rapetissie de plus en plus.

12h00

* MALLE (discours)

Manon est dans une malle, portée par la foule. Elle est vêtue d'un décolleté plongeant, tenu sex. La foule s'arrête. Manon ouvre la malle et se lève. Elle prononce un discours sur le progrès. Puis s'enferme à nouveau dans la malle. Et puis la foule l'emporte en courant vers le portail extérieur.

Son discours :
Entrez ici têtes de flans avec vos terribles accoutrements capitalo-parlementaristes le temps de la libération des gueux a sonné et le jeu vous accueille pour enfin rendre lisible ce que peut être un projet de vie débarrassé des formatages cybernétiques. Ni On ni Out vous errez transbahutés aux grés des tendances sans savoir encore que le jeu existe. Pauvre de vous. Le jeu vous accueille, le jeu vous délivre de l'entre-deux, vous libère de la statistique, Le jeu est votre ami. Imposant, énigmatique, mystérieux sans doute, mais qu'avez-vous à perdre dix jours de vacances à l'Ouest? Ici, c'est un peu comme dans un feuilleton mais sans moral judéo-chrétien-capitalo-parlementariste-marchande et c'est déjà pas mal. Vive Portail, longue vie à Portail, et surtout magnez-vous d'y entrer.

12h20

* JOURNAL

Distribution du journal BLOODY LIFE , 2 personnes (1 fille, 1 garçon) Fayçal, Yasmina- devant le portail, hurlent le titre du journal, et les titres des articles. Ils brandissent chacun un journal vers le ciel. Les figurants viennent ou interpellent les vendeurs, prennent le journal et s'éloignent en lisant.

12h40

* VENT

Des gars équipés de souffleurs sont derrière le portail coté extérieur). Toute la foule passe devant eux. Leurs cheveux volent et leurs corps résistent à la pression du vent. Leurs imperméables sont gonflés. Leur journaux volent : tempête dans le portail de Blancafort.

13h00

* CADAVRES

Des gars sont morts dans la cour. Une équipe ramasse les morts et les met sur une remorque. Deux par deux, (l'un tient les bras, l'autre les pieds) et ils jettent les corps sur la remorque. Le tracteur avance dans la cour. Une fois la remorque pleine, il franchit le portail. Mais les morts se relèvent

13h30

* DISCOURS

La foule est rangée en carré dans la cour du château. M et M font un discours. La foule les écoute, immobile.

Mo : C'est une histoire grave, mais aussi une histoire sur la présence et son acceptation, c'est un cri, un appel à la société humaine. Il ne faut pas se voiler la face, encore aujourd'hui, notre situation est mal vécue. Rejetés à l'entrée des jardins et des grands salons, nous nous sentons mal aimés. Notre société, si "évoluée", nous discrimine. On évacue le discours, on crée une dichotomie archaïque. Comment ne pas comprendre que devant tant d'incompréhension nous finissons par en concevoir quelques amertumes ? Cette histoire est le récit d'un échec, l'échec d'une utopie : Mais aujourd'hui, un espoir peut-être, un nouveau retour ?

Ma : Ce soir, je vous invite à travailler avec nous pour que nous puissions continuer d'aller de l'avant et nous assurer que l'entreprise ferroviaire progresse. En poursuivant nos objectifs à long terme, nous devons être déterminés à agir.

14h00

* REPAS CHRISTIQUE

Une table très longue. La foule n'est assise que d'un côté. De l'autre, la caméra, perpendiculaire à la table, et posée sur un travelling. M et M sont assis au milieu : figure de la cène. Ils mangent en silence du pain (grosse miche) et boivent du vin (bouteille sans étiquette). Du fromage est aussi sur la table. Une musique spéciale est diffusée.

15h00

* HOPITAL

Le château comme un centre psychiatrique. Des docteurs en blouses blanches dans le parc. Ils tiennent par le bras des corps agités. Une ambulance est devant la cour avec un gyrophare. Les acteurs sont fous, ou morts vivants. Ils circulent dans la cour fermée, certains sont suspendus à la grille du portail. Des acteurs gueulent : « ce n'est pas mon oncle, ce n'est pas mère, ce n'est pas mon père. » ( Les profanateurs de sépultures )

Les fous défilent sous le couloir voûté et se penche vers l'extérieur. La caméra 16 fait un plan de face (façade Nord) et un autre façade Ouest.

M apparaît avec une tronçonneuse, il est devant la porte du château.

Jeannot, un docteur, vêtu d'une blouse blanche, est interviewé par un journaliste (Romain), dans la cour d'honneur. Les fous continus de déambulés. Une foule paniquée se rassemble autour, on entend le bruit de sa panique et le bruit des fous.

Discours

doc  : Le premier objectif est de sauver un maximum de vie humaine. Vous refusez de croire que les morts ressuscitent ?

Journaliste  : je n'est pas dis cela !

Doc  : et qu'une fois ressuscités il s'attaquent aux vivants ?

J  : j'avoue docteur que je ne sais plus ce qu'il faut croire, vos informations sont un peu dures à avaler.

Doc : est pourtant vrai, malheureusement !

J  : admettons que ce soit vrai, en tous cas ce ne doit pas être une raison pour oublier toute dignité humaine.

Doc : Vous parlez de dignité humaine !

J  : oui, parfaitement !

Doc : Seulement, vous oublier qu'aujourd'hui il ne s'agit pas d'une émission récréative ou d'un débat destiné à faire exploser l'audimat.

Au lieu de jouer votre rôle qui serait d'éclairer le public sur la situation vous ne faites que favoriser le comportement absurde des gens.

J  : Pardon ! Laissez-moi faire mon boulot ! Je refuse de faire recours aux solutions barbares que vous préconisez !

Doc : Désormais, chaque mort que l'on aura négligé d'exterminer peu après deviendra un monstre, ressuscité, il se mettra à attaquer, et ses victimes deviendront des monstres à leur tour. Aujourd'hui, le seul moyen de nous défendre est d'être sûr que le mort a bien été exterminé. Il faut maîtriser la situation avant qu'il ne soit trop tard car ils se multiplient avec une affolante rapidité.

J : Exposez-nous des faits ! Le public réclame des faits !

Doc : Voilà, il y a certaines choses dont nous sommes sûrs : tout d'abord, pourquoi ils tuent ? Ils tuent pour une bonne raison : celle de se nourrir : manger la victime, c'est ce qui leur permet de résister. Si, dès le début, nous avions abordé posément l'étude de ce phénomène, nous n'en serions pas là aujourd'hui.

Tout de même pas être impuissant à enrailler la prolifération du mal sous prétexte que les gens risquent d'être choqués dans leur sentimentalité.

Tout gouvernement fédéral par la voix du président doit reconnaître qu'il est interdit aux concitoyens d'habiter les résidences privés même si elles semblent protégées et possèdent des réserves alimentaires. Les citoyens seront regroupés dans un enclos au centre des villes. Les morts sans discrimination seront remis aux gardes nationaux spécialement habilités, afin d'assurer aux cadavres une extermination certaine.

* Devant le portail de la cour d'honneur : Alfred vêtu d'une blouse blanche, prononce ce texte. Il s'adresse à la caméra. Il connaît son texte par coeur. Derrière lui, des créatures déambulent dans la cour.

Discours :

La 1ére question qui vient à l'esprit est : s'agit t'il de cannibales ? La réponse est non, le cannibalisme, au sens étymologique du mot, désigne des variétés d'humains qui dévorent leurs semblables ; or, nous sommes en présence de créatures inhumaines qui ne se mangent pas entre elles, mais qui s'attaquent aux humains : c'est la que réside toute la différance. Les créatures ne se nourrissent que de chairs vivantes ; leur cerveau, qui fonctionne au ralenti, les rend incapable de raisonnement. Ils ne leur reste plus que de vagues souvenirs ou plutôt des réflexes qu'ils tiennent de leurs vies antérieures.

Selon certains rapports, il leur arrive de manier des outils, mais de façon primitive comme les animaux dont certains, je vous le rappelle, usent de massues ou de gourdins pour frapper.

En résumé, les mouvements de ces créatures ne sont guidés que par l'instinct. Leur unique vue étant la recherche de la nourriture qui leur permettra de survivre et n'oublier pas que chacune de leurs morsures crée une nouvelle créature. Je conviens que ce phénomène est troublant. Mais il ne faut pas nous apitoyer à la pensée qu'ils ont pu autrefois être des amis ou un de nos parents. Ça serait une erreur grossière, car ils n'ont plus ni coeur ni entrailles. Alors, sachons être impitoyable : détruisons-les sans hésitation .

16h00

* JARDIN

Les Morts Vivants marchent dans le jardin à la française. Sur l'herbe et le gravier. Certains on l'air d'être des humains normaux, d'autres ressemblent plus à des fous tordus. Faire évoluer leur état et leur vitesse de déplacement. Des personnes du 3éme age défilent à leurs tours dans le jardin à la française. (une quarantaine).

16h40

* CEREMONIE

Cérémonie : M et M vont vers le château dans l'allé du Jardin à la française. La foule forme un couloir rotatif en mouvement. M et M vont et reviennent : abus de pouvoir. Le film tourne en rond. La scène se passe en silence ou avec une courte boucle sonore.

17h30

* CHASSE A L'HOMME

M et M, d'une fenêtre du château tirent sur des prisonniers lâchés un par un. Chasse à l'homme. Bruit de fusil. Un tas de cadavres grossit au font du jardin ; mais ils gesticulent toujours et finissent par se relever.

18h30

CANNIBALISME

*Une orgie collective. 40 personnes, en bas de la pelouse Sud, sont allongées, elles boivent du ketchup à la bouteille et se crachent dessus, se mordent. Des impers, des soutiens gorges et autres sous vêtement féminins sont recouverts de laque rouge et posés sur le gazon. Des individus sont morts puis vivant. Ils boivent du vin rouge à la bouteille. Du son est diffusé autour d'eux.

19h30

* VERNISSAGE

Sur la terrasse, un vernissage. Des serveurs circulent avec des plateaux avec des verres remplis de vin rouge. Un batteur joue un solo lorsqu'il n'y a pas de discours.

Loreto dans la foule, équipée d'un micro, prend la parole. L'activité de vernissage continue, personne ne la regarde. Elle dit un texte qu'elle a choisi.

Maurice fait un discours du haut de l'escalier, la foule est en bas. Entre chaque paragraphe il embrasse Manon, elle a une bouteille de whisky et boit quand M parle.

Messieurs les Présidents,
Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie de m'avoir invitée à participer à ce petit rassemblement pour deux raisons essentielles : tout d'abord, c'est toujours avec beaucoup de plaisir que je viens échanger et partager directement avec les techniciens, les concepteurs de projet et les officiels. Ensuite, parce que le thème que vous avez choisi : " Innovation ", est l'un de ceux pour lesquels j'ai voulu une forte mobilisation.

Je me réjouis du dialogue que nous avons sur ce thème, et suis prête à répondre à toutes vos questions. Je souhaite vous dire combien je me réjouis de vous voir aussi nombreux aujourd'hui. Cela témoigne de votre intérêt et de votre mobilisation à mes côtés, pour l'innovation. Je vous en remercie.

Votre présence est d'autant plus importante pour moi que nous nous trouvons ici. J'y vois là tout un signe de la mobilisation que j'appelle de mes voeux. Nous nous devons de prendre notre part dans la politique d'innovation.

20h30

* HUITRES

Devant la terrasse du château, banquet gigantesque d'huîtres. 5 gars avec les tabliers blancs ouvrent les huîtres, les posent sur une table, les autres les mangent. Sur la table il n'y a pas de citron, ni fourchette, ni couteau. Seul les ouvreurs ont des couteaux. La batteur joue pendent la dégustation.

Les Huîtres proviennent de Bretagne via le marchée d'Aubigny.

22h00

* ROCK

Manon fait un concert rock, (son et lumière, avec un micro sans file). Elle est vêtue de cuir, lunettes de soleil. Une poursuite balade son faisceau sur la façade et Manon chante..

De la fumée est lâchée devant le château.

Ces chansons :

* OUW, WAHOU, WHOU WHOU.

* Le nom des villes

* les couleurs

* Le cri punk

23h00

* FORÊT

Des projos sont dans les bois, de la fumée est lâchée, des figurants passent dans la fumée, la souffleuse brouille la fumée et se dirigent vers le château

DIMANCHE 5 JUIN

10h00

* CONDAMNATION

Une mise à mort. Des soldats armés de fusils tirent sur M. Il a les bras mis en croix entre les piliers du portail. Ses bras sont attachés avec un élastique rouge ou des chaîne. M fait face au château. Il ne meurt pas. Manon pleure. ( Furyo )

10h30

* COMBAT

L'équipe de réalisation est dans la cour avec M et M armés de mitraillette. Une autre est cachée dans les bois, armés de fusils. Des voitures sont garées sur le gravier, ils se cachent aussi dedans. Ils se tirent dessus. L'équipe des bois tente d'approcher le portail. Pour se déplacer ils courent. On voit de pleins pieds les acteurs qui tirent, petit dans l'image parce que loin. NB et EK disent avec leur mégaphone le non des touchés de l'équipe de la figuration : toi t'es mort. Gros plans alternés de M et M entrain de tirer avec leur mitraillette. Un gars approche jusqu'au portail où mort il reste accroché. Ils ramassent leurs cadavres : on ne voit pas les cadavres s'accumulés, comme si se n'était pas vrai : qu'un mauvais rêve.

11H00

* TORTURE

La foule est dans le camion benne. Depuis le portail extérieur, le camion tire M et M jusque dans la cour du château. La foule dans le camion rigole.

11H30

* PARAPLUIE

La foule formant un bloc se déplace dans la cour. Tous les parapluies sont ouverts. Une tâche noire se déplace.

12h00

* INCENDIE

Le feu envahit le château. La foule enflammée sort du château par la porte principale, d'autres gars sortent par les fenêtres et descendent par une échelle et court dans l'herbe, se jettent par terre et roule. L'herbe s'enflamme puis s'éteint. Tout a disparu. Il n'y a plus personne. Un camion de pompiers est devant le château. Des pompiers autour, assis sur le véhicule. Le gyrophare tourne, la sirène est en route. Le château flambe (en virtuel - effets numérique).

13H00

Baisés

Dans le jardin à l'anglaise, plein de fleur rouge. M tient dans ses bras Ma, les figurante entourent le carré et se moquent d'eux, ils poussent des cries injurieux, des sons graves. (pas de mots). Figures du paradis et de l'enfer.

13h30

SOUPE

La foule (les morts vivants) est dans les bois. On ne la voit pas. L'alarme du château sonne, la foule se précipite devant le château (façade Sud). Une soupe populaire leur est distribuée. La scène se passe à la même place que l'orgie cannibale.

PIQUE NIQUE

Pendant le pique-nique. Manon et Maurice sont ligotés avec de l'élastique rouge autour du cèdre du Liban. Des gars font de l'escrime dans le jardin, des animaux se promènent dans le parc, des moutons, des chevaux se promènent. La foule pique nique sur la pelouse. D'autres organisent un travelling.

13h30

* MITRALLETTE

Pendant le pique-nique, un gars traîne un cercueil. Il l'ouvre : une grosse mitraillette est dedans, il trucide ceux qui sont autour et part en traînant sont cercueil. ( DJANGO ).

Les morts se relèvent.

14h30

* Chemin de fer

Construction d'un chemin de fer. Le Château est devenu une gare. Un panneau indique STATION. 2 sentinelles gardent le portail. Déposer des traverses + rails. Toute une équipe construit le chemin de fer avec des pioches, râteaux, tracteurs, chevaux, brouettes. Le chemin de fer va vers l'ouest.

Des rails de travelling sont montés en parallèle aux rails de chemin de fer. La caméra filme en latéral la scène. Des vieilles voitures sont garés à proximité des voies.

( Il était une fois dans l'Ouest )

Discours inauguration :

Maurice  et le maire du village (le même discours est dit 2 fois)

La fanfare joue entre au début et à la fin des discours. Elle interprète Parade à Chicago.

Monsieur le représentant du chemin de fer,

Monsieur le chef de station,

Mesdames Messieurs,

Je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui pour participer à l'inauguration du réseau de chemin de fer. Notre gare, Monsieur le chef de station, est une référence pour notre Région car il est le premier à déployer des solutions mécaniques basées sur des énergies dites libres. Je veux saluer le travail et la ténacité de toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette opération.

Mesdames et Messieurs, Le nouveau chemin de fer est une oeuvre d'art que votre Administration municipale a voulu doter de tous les perfectionnements de l'industrie moderne. C'est le plus beau, sans conteste, c'est aussi le plus complet par ses aménagements et son outillage, qui ait été édifié. Il est solidement et correctement construit. Il saura résister aux secousses pré apocalyptiques. Il résisterait même aux secousses autrement redoutables de l'apocalypse. Le talent de son architecte lui assure toute cette longévité bien supérieure à celle que la nature accorde, dans l'ordre matériel, aux travaux les plus parfaits de l'homme. Non! Aucun train ne déraillera, et quelle meilleure preuve, quelle plus incontestable garantie en pourrait-on exiger, puisque rien ne déraille ce soir sous les applaudissements dont vous avez salué son éclatante inauguration!

Puis la fanfare re-joue.

16h30

* ENTERREMENT

Discours prononcé par M dans un micro amplifié sur pied, face au jardin à la française, haut des escaliers, les 6 cercueils, sont posés en travers de l'allée, ils sont couverts de fleurs. Un corps est dans chaque cercueil ouvert. A chaque discours les personnes mortes changent (M, Me, NB, Def). La fanfare joue entre les discours un air triste, elle est dans la douve Nord, dans la Sud le système d'amplification du micro est caché.

MO

1 C 'est au nom de la Société que je dois parler. Mais qu'il me soit permis de parler au nom de vous tous, et que ce ne soit pas le confrère, mais le frère d'armes, l'aîné, l'ami qui vienne ici rendre un suprême hommage.

Et, messieurs, ce serait là la gloire, que ce serait encore la plus certaine et la plus solide des gloires. Qu'ils dorment donc leur bon sommeil, si chèrement acheté, confiant dans la santé triomphante de l'oeuvre qu'ils laissent! Elle vivra, elle les fera vivre. Nous qui les avons connus, nous resterons le coeur plein de leur robuste et douloureuse image. Et, dans la suite des temps, ceux qui ne les connaîtront que par leur oeuvre les aimeront pour l'éternel chant qu'ils ont chanté à la vie.

EK

2Aujourd'hui, la lumière de leur regard si pur nous éclaire, comme la mémoire de leur sourire. Ils nous laissent avec ce paradoxe, qui nous fait passer du rire aux larmes. Et aujourd'hui, ce qui couvre nos pleurs et notre chagrin, c'est cette sonorité si grave, si proche, si humaine, qu'ils ont incarnée avec tant de bonheur, et que nous ressentons avec tant de tristesse.

MA

3Au nom du Service central des gares et des collaborateurs de la conquête de l'Ouest, je voudrais évoquer la perte immense et la douleur que nous éprouvons dans ce deuil de nos directeurs très aimés.

Il y a des tristesses qui ne peuvent se dire, ou dont l'expression ne peut être qu'imparfaite, mais cependant nous ne devons pas laisser s'achever ces funérailles sans rappeler un aspect essentiel de la merveilleuse activité et de l'influence si éclairée et si bienfaisante de nos Maîtres.

Laure

4L'émotion me serre le coeur devant la dépouille terrestre de ceux qui furent pour nous tous, pour moi particulièrement, un chef incomparable et, avec la nuance de respect et d'admiration qui s'imposait de notre côté, des amis.

Au milieu de ce concert de voix attristées qui viennent d'offrir a ces cercueil le suprême hommage, il en est une qui, de très loin, de très haut, par-dessus toutes, résonne encore dans ce jardin, au nom duquel je parle ici. C'est celle de l'ami fidèle et sûr que nos amis trouvèrent en Moi même.

Voix d'outre-tombe, voix d'un mort parlant à un autre mort, et dont il me suffit de réveiller l'écho pour que vous l'entendiez, plus grave et plus auguste que nos voix de vivants d'un jour, accueillir nos collègues dans l'éternelle harmonie.

17h00

* CERCUEILS

6 cercueils sont posés sur l'herbe devant la façade sud-ouest, M et M tirent sur les cercueils avec leur mitraillette et s'en vont hors champs. Des personnes sortent des cercueils (sans aucun jeu - physionomies indifférentes -), ils vont hors champ, d'autres entrent dans les cercueils, M et M entrent dans le champ, tirent sur les cercueils. La scène se répète jusqu'à ce que tout le monde soit passé dans les cercueils. Une autre boucle sonore accompagne la scène.

17h30

* Parade funèbre

Dans chaque cercueil il y a une personne. Maurice est dans un cercueil, ouvert porté par la foule. Le groupe tourne autour du château. Elle emprunte des chemins qui descendent, elle suit la signalétique des flèches bleues. Imagination d'une grande descente par montage de 2 descentes différentes (celles de l'ouest + celle de l'Est dans les bois). La fanfare suit la procession et joue une musique d'enterrement. Puis posé sur le bûché, les cercueils s'enflamment.

19h00

VOITURES

5 voitures reconstituent un parking sur la pelouse. Autoradios à fond, réglées sur la même fréquence, diffuse une même techno. Un DJ émet sur une fréquence une musique faite pas nb. Les voitures font des appels de phare. Les figurants sont dans les voitures.

FUSILLADE

La foule danse autour des voitures . M et M armés de mitraillettes tirent sur la foule. Les individus meurent mais se relèvent toujours et dansent ! Les figurants tombent, meurent 5 secondes et revivent. Personne ne cherche à fuir. Certains sont sur les véhicules. Le gros son est dans le camion de Jim ou le camion benne. Le mixe est entre le hard core et les mitraillettes.

La scène est filmée sur travelling.

20h00

Départ en bus devant le château

Filmer la montée dans le car.

Toute la foule est morte devant le car et un par un se lève pour prendre place dans le bus.

Hallucinations

1 gars avec un couteau et un masque Scream, pendent tout le film fait des apparitions.

M avec le masque blanc en plastic et une tronçonneuse dans les mains.

Images de bête exotiques : 1 perroquet, 1 cheval nain,

Images importantes

Acteurs Roulent des cigarettes, boivent du whisky

Acteurs lisent le journal local et BLOODY LIFE.

Pendent tout le film, on voit des corps allongés partout dans l'espace, parfois l'un se réveille marche et court.

Des étuis dans lesquels des fusils sont cachés (guitares, raquette de tennis, violoncelle, guitare...)

Des vieux et des enfants font les morts vivants. La fanfare aussi.

Le gars tirent en bouffant un sandwich,

Pour chaque mort : Hélène faire un polaroïd.

La foule avec M et M regarde l'eau stagnante du bas du parc.

M et M arrivent dans un relais et Château, tous les 2 ont des attachés case, ils sont servis par la foule.

Eclairage max dans le château. Allumer les lumières intérieures ( Eyes Wild Shut )

Les 3 fils du chef de fanfare.

Florent Tillon et la steady cam

Suivi de M et M en grand angle

depuis le portail ext jusqu'à l'autre portail

pendant l'enterrement

pendant le pique nique

pendant qu'ils fusillent tous le monde

Qu'ils avancent et s'arrêtent pour prononcer un discours

pendant la scène VENT

La scène du chemin de fer

De la cérémonie

pendant le Jardin à la française (M et M en mort vivant)

pendant la fusillade de la free party

Florent Tillon fait la caméra subjective de Maurice, de Manon, de NB, de EK et de lui-même.

>>>Chateau de Boucard

vue du chateau boucart

>>>polaroides

pola portail

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